(Actualisé avec déclarations Zidane)
par Vincent Daheron
SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis, 2 octobre (Reuters) - L 'équipe de France a concédé le nul vendredi face à l'Italie (1-1) lors de la troisième journée de la phase de groupes de la Ligue des nations, le premier petit accroc de l'ère Zinédine Zidane, qui dirigeait son premier match au Stade de France en tant que sélectionneur.
Après deux victoires étriquées en Turquie (1-0) et en Belgique (1-0), "Zizou" a connu un premier coup d'arrêt à l'occasion de ses retrouvailles avec l'enceinte dionysienne, 20 ans et quatre mois après son dernier match en tant que joueur.
Déjà buteur lundi, Michael Olise a ouvert le score sur un magnifique coup-franc inscrit avec la barre transversale (55e), mais Alessandro Bastoni a ensuite égalisé en profitant d'une erreur défensive (68e), tandis que Dayot Upamecano a été expulsé pour un deuxième carton jaune (85e).
"Je suis content du contenu, pas du résultat parce que je pense qu'on méritait mieux. On avait des occasions de marquer le deuxième but, on ne l'a pas fait", a regretté le sélectionneur tricolore en conférence de presse. "Très fier de mes joueurs."
Les Bleus conservent tout de même la tête du groupe 1 de la Ligue des nations avec sept points, un de plus que la Belgique qu'il accueillent lundi, de nouveau au Stade de France.
Avec une équipe plus proche de celle type que celle alignée en début de semaine à Bruxelles, l'équipe de France a longtemps déroulé un plan quasiment identique : un ballon monopolisé (61% de possession) mais sans véritables opportunités face à une défense italienne regroupée dans son camp.
Il a finalement fallu attendre le début de seconde période pour que la domination tricolore soit concrétisée. Homme providentiel lundi, Michael Olise a une nouvelle fois fait étalage de son talent en l'absence du capitaine Kylian Mbappé, blessé.
JACQUET IMPRESSIONNE ENCORE
Décalé sur un coup-franc par Rayan Cherki, il a laissé pantois Gianluigi Donnarumma en logeant sa frappe du pied gauche dans le but avec l'aide de la barre.
Cette ouverture du score récompensait la meilleure période de son équipe, où l'ancien gardien du Paris Saint-Germain avait empêché Désiré Doué et Ousmane Dembélé (48e), puis Michael Olise (50e), de débloquer la situation.
L'attaquant du Bayern Munich avait déjà été actif en première période, étant le premier Bleu à allumer la mèche (20e) avant de trouver le dessus de la barre sur un centre-tir (23e).
Mais malgré sa domination, la défense de l'équipe de France a été bousculée et parfois passive malgré la prometteuse association Dayot Upamecano-Jérémy Jacquet, dont le second a impressionné pour sa deuxième sélection.
Les meilleures occasions de la première période ont été italiennes, mais Moise Kean (9e) et Davide Frattesi (41e) ont été incapables de convertir deux énormes tentatives.
C'est peu après le but de Michael Olise que l'Italie a douché l'espoir d'une troisième victoire consécutive française. Alessandro Bastoni a surgi dans les pieds de Lucas Da Cunha, dont le contrôle vers son but à la réception d'une passe dangereuse d'Adrien Rabiot était trop long.
"BIENVENUE CHEZ TOI"
La France a même dû terminer la rencontre en infériorité numérique après l'expulsion de Dayot Upamecano, malmené par Moise Kean, pour un second carton jaune.
Avant (84e) et après l'expulsion (90e+2), Eduardo Camavinga a forcé Gianluigi Donnarumma à deux belles parades sur deux frappes lointaines.
Malgré ces premiers points perdus, Zinédine Zidane aura été accueilli comme un roi dans une enceinte qui lui est chère.
"Zizou, bienvenue chez toi", avaient écrit les Irrésistibles français à l'entrée des joueurs sur la pelouse.
Son surnom a été fortement acclamé peu après l'heure de jeu par les 77.118 spectateurs, dont il n'est pas dit qu'ils étaient tous nés en 1998 quand ZZ avait inscrit le seul but du match d'inauguration du Stade de France contre l'Espagne (1-0) puis un doublé de la tête en finale du Mondial contre le Brésil (3-0), moins de six mois plus tard.
"Magnifique. On aurait aimé gagner pour notre public, pour les gens qui nous ont soutenus. J'étais forcément touché, ravi de retrouver le Stade de France", a-t-il déclaré en conférence de presse. "J'étais plus tendu, forcément, c'était la première au stade."
Zinédine Zidane retrouvait aussi l'Italie. Un adversaire qui ne peut être neutre pour un homme ayant joué cinq saisons à la Juventus Turin et dont l'aventure en équipe de France avait pris fin sur un coup de tête face à la "Squadra azzurra" en finale de la Coupe du monde 2006 (1-1, 5-3 aux t.a.b.).
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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